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Hélène Soulié a mené un double parcours de formation : formée comme comédienne à l’ENSAD de Montpellier (direction Ariel Garcia Valdès), elle intègre ensuite l’université Paris X où elle obtient un Master2 de mise en scène et dramaturgie. Elle est ainsi formée par de grands metteurs en scène, acteurs, dramaturges et chercheurs. 

Son travail est fondé sur un rapport extrêmement fort aux écritures, qu’elles soient celles de dramaturges contemporains ou classiques, qu’elles soient théâtre, roman, nouvelle ou poésie (Pasolini, Bernhard, Ibsen et Tchékhov, Duras, Woolf, Mougel, Tarkos, Corman, Léon, Handke…) La rencontre avec la langue est le vecteur des créations. C’est à cet endroit qu’elles puisent leur énergie. En « entomologiste » de la langue, Hélène Soulié met en scène au plus près des textes, persuadée par la puissance poétique et politique du verbe. L’art, pour elle, est politique, non pas toujours forcément dans le propos direct développé par une œuvre, mais par essence. Il permet d’appréhender le monde par le biais du pas de côté, poétique, et de s’engager ; il est poélitique. Il est la possibilité d’une parenthèse où l’on donne à voir, à entendre – dans un contexte propice à l’attention – l’invisible, l’indicible, « l’inentendable. »

Au sein de la compagnie EXIT (crée en 2010) elle a mis en scène Cairn d’Enzo Corman (2010), Eyolf d’Henrik Ibsen (2013),  Un batman dans ta tête (2014), et Sauver la peau (2015) de David Léon. 

En 2017, elle mettra en scène Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s’annonce d’après le roman de Lola Lafon qu’elle adapte avec l’autrice Magali Mougel.  Elle développera au sein de La fabrique du doute le projet MADAM – Manuel d’Auto Défense à Méditer, avec la sociologue Aurélie Marchand.